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Exposition Something to declare à la Galerie Orel Art

  Écrit par Orel Art le 09-11-2008 | Mise à jour le 09-11-2008 | Lu 4500 fois

A
près de nombreuses expositions internationales, la Galerie Orel Art présente la première exposition personnelle à Paris de l'artiste anglais Rupert Shrive.

Intitulée “Something to declare”, cette exposition explore l’évolution visible et invisible du processus créatif et nous entraîne à travers différentes strates, entre la conception de l’idée et ses éventuelles manifestations. Pour Rupert Shrive la manifestation finale de cet acte se réalise grâce à un processus unique de destruction de l’œuvre achevée.
 
Ruppert Shrive dans son atelier avec Chinese girl plastique, 2008. Copyright Alberto Ricci


Ses toiles, à la technique parfaitement maitrisée, sont intentionnellement endommagées. Chaque pièce est un portrait achevé peint sur des surfaces variées, papier Kraft brun ou acrylique transparent. Ses travaux sur acrylique sont le fruit d'une technique plus complexe, puisque l'artiste peint à l'envers de la feuille transparente afin de conserver les effets de la matière plastique sur son œuvre. La logique du peintre face à la conception de sa composition est inversée, les détails devant alors être appliqués en premiers et le fond en dernier. Que ce soit sur papier kraft ou acrylique transparent, le portrait est ensuite abîmé, déchiré et manipulé dans une réévaluation dangereuse. Cette recherche risquée d'un langage visuel révèle des pièces saisissantes qui portent en elles-mêmes une beauté mystérieuse, à la fois douce et amère.

En utilisant, entre autres, des objets inhabituels comme des œufs d'autruche ou des coquillages, l'artiste utilise un langage formel qui crée un dialogue entre le naturel et l'artificiel, l'ordre et le chaos, mais également entre les préceptes reconnus de la beauté contemporaine et leur interprétation culturelle. En détruisant son propre travail Shrive défie les notions de valeur et de vanité en art. En changeant les bidimensions des œuvres en tridimensions, il effectue une alchimie transformant ainsi la peinture en sculpture.
 
We have all the time in the world, 2008. Acrylique et vernis sur feuille d'acrylique transparente inversée, œuf d'autruche, 33 x 19 x 14 cm.


Pour sa nouvelle exposition à la galerie Orel Art, l'artiste présente une série de 20 œuvres récentes. Avec pour base principale, sa technique de construction-destruction, Rupert Shrive explore ici  la troisième partie du cycle: la renaissance. Si le thème de la résurrection est au coeur de son travail, les oeuvres telles des chrysalides, prennent leur autonomie et une nouvelle identité. Leur présence est alors bien réelle venant happer le spectateur. Rupert Shrive révèle dans ces dernières pièces, montrées pour la première fois, les paradoxes et le développement de son procédé.
 
 

Rupert Shrive vit et travaille à Londres et Paris.

Né en 1965, il grandit à Norfolk. Il suit ses études à l’école d’art de Norwich puis à celle de St Martin à Londres. Sa première exposition personnelle se déroule en 2002 chez Zwemmers puis il passe les huit prochaines années en Espagne où il expose de nombreux projets.

Il vit pendant cinq ans dans un studio situé au dessus du fameux pub de Soho « The Coach and Horses » fréquenté par de nombreuses icônes de la scène artistique Londonienne dont Francis Bacon qu’il rencontrera et avec lequel il entretiendra des dialogues réguliers. Shrive cite d’ailleurs Bacon comme une de ses influences, de même que Picasso ainsi que d’autres peintres espagnols, notamment Le Greco sur lequel il a beaucoup étudié durant son long séjour en Espagne.

 

Lieu en relation : Galerie Orel Art

 




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