Love Or Sex @ Galerie Brugier-Rigail |
Écrit par
eKult
le 05-02-2010
| Mise à jour le 27-03-2010
| Lu 532 fois | ||||
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I l s’agit d’une exposition collective qui réunit différents artistes de
la scène contemporaine, issus du street art, de la figuration
narrative, de la photographie, du digital art, ou bien encore du
manga-pop. Chaque artiste résident aura invité un autre artiste, son
alter ego, afin de mettre en relation leurs oeuvres sur un même thème :
Love or Sex. Qu’ils soient en accord ou en désaccord, chaque « couple »
d’artistes vous présentera leur interprétation sur le sujet.
Exposition collective du 11 au 27 février 2010
UN MOT SUR LES ARTISTES
GERARD RANCINAN
Gérard Rancinan est un photojournaliste (né en 1953, France), à Talence en Gironde. Dès l’âge de 18 ans, il devient le plus jeune photojournaliste de France.
Aujourd’hui il parcourt la planète, passant d’un reportage à un autre, produisant de véritables sagas toujours en accord avec l’actualité planétaire. Gérard Rancinan est reconnu comme un des plus importants photographes du monde. MAPPLETHORPE Robert Mapplethorpe est célèbre pour ses photographies à grande échelle, portraits en noir et blanc très stylisés de fleurs ou de nus masculins. La nature érotique de ses oeuvres suscita parfois la controverse. Il photographie des nus sculpturaux, des fleurs (notamment l’orchidée) et des personnalités comme Andy Warhol, ou encore Patti Smith, son amie de toujours. Ses photographies de nus masculins en particulier créent le scandale, parce qu’elles montrent la beauté de la sexualité gay. Robert Mapplethorpe, atteint du SIDA, meurt en 1989 à l’âge de quarante-deux ans.
SPEEDY GRAPHITO
Speedy Graphito (né en 1961, Olivier Rizzo de son vrai nom) est un des pionniers du mouvement Street art, qui a marqué la mémoire collective de toute une génération en imposant un style novateur et percutant. Depuis ses premiers pochoirs et ses fresques colorées qui ont enchanté les murs et les trottoirs de Paris aux débuts des années 80, c’est au développement d’un véritable artiste que nous assistons ; à sa maturation. Ses toiles s’exposent à travers le monde et de nombreuses expositions lui sont consacrées.
NOART
Arnaud Lucet de son vrai nom, est né à Paris, en 1965. Il vit et travaille en région parisienne. Amoureux du métal, plombier shadokien, électricien illuminé, mécanicien psychotique, Noart, designer urbano-environnemental crée des objets et des meubles-scultpures à partir de déchets industriels à qui il assigne de nouvelles fonctionnalités. Il expose en galerie depuis les années 90, participe à de nombreuses manifestations collectives et performances.
JONONE
JonOne, John Andrew Perello de son vrai nom, d’origine dominicaine est né à New York dans les années 60. Il a grandi à Harlem, où il a fait ses premiers pas dans le monde du street art en bombant les métros et les murs de son quartier. Autodidacte, il passe du support urbain à la toile. Il est essentiellement influencé par l’environnement urbain. Son mot d’ordre : le « Freestyle » - liberté qu’il prône avant tout. En très peu de temps il se fait un nom dans les milieux artistiques parisiens, et aujourd’hui il est un des street artist les plus recherchés dans le monde par les collectionneurs.
PSYCKOZE
Psyckoze NoLimit est un artiste urbain / un street artist. Graffeur de la première heure en France, il alterne depuis plus de quinze ans avec des fresques monumentales sur les murs de la ville et des expositions de peintures sur toile dans des lieux atypiques et underground. Dans un cas comme dans l’autre, la démarche reste la même, Psyckoze reste égal à lui-même : mettre l’art pictural à la portée de tous, en le mettant à disposition dans la rue, ou encore le rendant accessible dans des lieux tout public. JEF AEROSOL Jef Aérosol (Né à Nantes, 1957) est un artiste français pionnier de la première vague Street Art du début des années 80. Sa technique : il découpe des pochoirs et peint à la bombe aérosol, d’abord sur les murs de la rue, mais aussi sur toiles. Ses oeuvres sont visibles dans le monde entier, avec de nombreuses expositions dans les galeries, des manifestations collectives, et de ses oeuvres dans les rues. Presque toute ses images montrent des personnages, des visages, des portraits, des regards, des attitudes... Jef privilégie l'être humain à l'objet, et représente souvent des figures célèbres, des icônes. Il y a maintenant 25 ans que le français Jef Aérosol dialogue avec la rue et la société qui l’entoure par l’implantation d’imagerie. « le noir, le blanc et le rouge sont toujours mes couleurs de prédilections. »
LA II (Little Angel Ortiz)
LA II a fortement participé au mouvement des graffitistes Américains notamment par sa collaboration avec Keith Haring. Ils ont en effet beaucoup travaillé ensemble, et l’on peut trouver sur le marché quelque unes de leurs oeuvres à quatre mains, leur collaboration a durée deux ans au début des années 1980, ils sont ainsi devenu de très proches amis, voyageant à travers le monde, exécutant des fresques murales monumentales et des sculptures. 3 oeuvres de LA II sont exposées à l'Université Pepperdine , ainsi qu’au Musée Weisman - Bel Air. LA II a exposé son travail dans plusieurs musée majeur aux Etats-Unis. Des oeuvres de LA II et Keith Haring ont eu récemment une exposition chez Jeffrey Deitch à New York; l'exposition voyage maintenant internationalement.
TALING
Chef de file de ce récent mouvement qu'est le Manga-Pop, TALING (artiste peintre français né en 1976). Les thèmes de ses compositions sont issus de la vie quotidienne, passés une première fois à travers la moulinette des médias, et une seconde fois à travers le filtre du peintre qu’il est. L'addiction est au centre de ses thématiques, aussi il ravive le souvenir des Super héros de la génération 80, tout en mêlant cela à une vision psychédéliquement juste de la société actuelle.
BETTIE NIN
Il y a eu le pop-art, la figuration narrative et la figuration libre, des empires de l'image dont le monde industrialisé était la source intarissable. Aujourd'hui encore la société nous emplit la tête de ses imageries obsédantes. La télévision, les jeux vidéos, les BDs, comics et autres mangas, le cinéma et Internet sont des domaines toujours ou nouvellement à explorer. Et puis il y a les gens que nous croisons sans jamais rencontrer et dont la seule apparence nous interroge, ils marquent notre esprit, on a envie d'en faire le portrait mais pas seulement de leur corps, un portrait de leur esprit également. Qui sont-ils ? Quels adjectifs les qualifieraient ? Quels objets familiers les entourent, les représentent ? On se prend à jouer à un nouveau jeu, tiré d'une expression de Mark Twain propre aux anglophones : "Clothes make the man", une version déviante, presque inversée de notre "l' habit ne fait pas le moine" et dans ce royaume où l'on sur-consomme l'esthétique de soi, ou la loi omnipotente est celle de l'apparence, on se pose la question de qui a raison de l'anglais ou du français ? Et puis il y a la femme, toujours la femme,car il est plus évident de parler de ce qu'on connaît et même, pourquoi pas, de soi. Il y a ces jeunes femmes accrochées au culte du moi. Il y a la rue, toujours la ville, les capitales, les métropoles, les mégalopoles, nos fourmilières quotidiennes. Il y a aussi les objets qui nous entourent, des objets qui peuvent nous hanter, nous obséder. Mais surtout des objets qui nous construisent et nous déconstruisent, ces objets qui nous influencent et qui, soyons lucide, nous façonnent. La civilisation nous cannibalise, nous gouroutise, nous abêtie. Et si nous n'étions plus que ce que la société fait de nous ? Bien plus que "les enfants de la patrie" (au sens large) nous sommes ses victimes, les jouets de notre culture. Nos idées, notre fierté à être unique, notre culte de l'individu ne cache t-il pas une terrible prise de conscience non-avouée de notre manque de personnalité. Certes nous sommes quelqu'un par rapport à ce qu'est l'autre... dans la similitude ou la différence, le contraste qui finalement n'est qu'une réponse à l'autre. Mais ne sommes nous que ça ?Le travail sur soi, intrinsèquement, est-il impossible ?
KATYA LEGENDRE
Après des études d’arts plastiques, Katya Legendre adopte la photographie comme langage. Elle commence sa carrière en 1988 sur les plateaux de cinéma et les planches de théâtre. Elle travaille ensuite en studio et enchaîne avec le photojournalisme, période durant laquelle elle réalise de nombreux reportages pour plusieurs agences de presse. En 1999, elle expose au Salon International des Techniques Muséographiques, puis concrétise son concept A.N.A.T.O.L.E. Puis elle exposera également à New-York, Nice, Paris et au Palais de Tokyo.
ERIC GUGLIELMI
Eric Guglielmi (né en France). A 12 ans avec un Praticka MTL 3, il saisit ses premières images. Il photographie tout, tout le temps. Il débute son parcours photographique, et très vite il migre sur Paris, il travaillera notamment au journal Libération. Il voyagera beaucoup à partir de 1992, d’abord en Amérique latine, puis en Afrique en commençant par l’ouest du continent au Mali. Puis, fin des années 90 : passent six années sans photos. En 2005, son oeil se ré-ouvre…Un poète issu de la même région et qui a nourri sa jeunesse se rappelle à sa mémoire. Alors sous un titre anodin : Je suis un piéton, rien de plus… Eric suit les pérégrinations d’Arthur Rimbaud et le raconte en photos le long des vingt-trois villes qu’il a parcourues, et ce jusqu’en Ethiopie. Il associe à ses images des extraits de textes ou de correspondances et invente une nouvelle poésie. MIJN SCHATJE Se pronnonce [Meyn Skiatche] . Derrière ce mystérieux pseudonyme – signifiant « mon petit trésor » en néerlandais - se cache une jeune artiste à la triple culture franco / hispano / hollandaise. Aujourd’hui Mijn Schatje a 25 ans et vit à Paris. A la croisée des univers oniriques de Mark Ryden, Tim Burton, Lewis Carroll et Andersen, ses compositions féeriques mixent dessins numériques et typographies. Elles se sont tout d’abord affichées sur les flyers du circuit « club » parisien, dans la presse magazine et sur les pochettes de disques du label Record Makers, fondé par les membres du groupe AIR. Mijn Schatje s’est rapidement détachée de sa formation de graphiste pour évoluer vers une « peinture digitale » assez unique. Ses étranges poupées numériques aux regards inquisiteurs ont bluffé bon nombre de directeurs artistiques et d’aficionados du dessin vectoriel. Elle a créé son propre univers : silencieux, fantastique, étrange et beau. Il s’agit d’un subtil mélange d’obscurité et de séduction qui est déjà largement apprécié et répandu par la presse à travers le monde.
CHRIS VON STEINER
Artiste visionnaire et écrivain, Chris Von Steiner vit et travaille à Paris ; Il a publié deux nouvelles en France et une aux USA, dans une collection assemblée par Denis Cooper. Il utilise ses fantaisies, rêves et désirs pour créer un cauchemar digital et bizarre. Ses peintures numériques ont été montrées à travers toute l'Europe et les USA. « Je veux partager mes rêves, je veux partager mes frayeurs les plus profondes, comme une pop star qui chante de belles chansons, émeut vos coeurs et hante votre esprit. Je veux vous dire des histoires étranges, je veux vous raconter des récits effrayants où vous pouvez vous perdre comme je me suis perdu moi-même, assis tout seul dans le noir devant mon ordinateur, dessinant, et éditant ce qu'il y a dans l'esprit torturé de l'adolescent malade que j'étais et dont je me souviendrais toujours. » EXTERFACE Vs DAVID MASON EXTERFACE : Deux artistes français de 24 ans : Julien et Stéphane. Plus que des photographies, leurs créations sont de véritables poésies imagées. Ils jouent avec les différents courants artistiques qui les entourent, afin de prouver à la nature humaine qu’elle n’a pas encore révélée tous ses secrets. Ils mettent en avant la sensualité, tout particulièrement celle de l’homme – ses désirs et leurs sens. La sexualité est très présente, cependant elle exprime toujours une dualité intérieure. Lors du vernissage de l'exposition, Julien et Stéphane d'Exterface présenteront les créations de David Mason en compagnie de Fred Faurtin. L’ambiance est résolument « super héros », les combinaisons sont voyantes et moulantes, ouvertes sur des torses poilus, mais elles ont quand même quelque chose en plus, oui elles sont signées Slick It Up.. Commenter |
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