Salvador Dalì ou le clown paranoïaque |
Écrit par
Romain
le 31-12-2008.
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D alì a semé le fantastique et l’intrigue dans le
XXème siècle. Salvador reste une référence incontournable de l’art
contemporain. Il a construit ses œuvres si riches en s’inspirant chaque fois
des méandres de cet habitant subversif de notre esprit qu’est l’inconscient collectif. Aux détours de ses
travaux, on ne peut qu’être submergé par son style « figuratif dans l’abstrait
».
Fils de notaire de Figueres, il voue, dès son enfance, un culte au dessin et à la peinture. A l’âge de 18 ans, il entre aux Beaux-Arts de Madrid. Pendant ses études, il rencontre de jeunes artistes avant-gardistes, se lie d’amitié avec le poète Federico García Lorca et le cinéaste Luis Buñuel. Diplôme en poche, il va s’abriter dans la Mecque du Surréalisme de l’époque : Paris. Dans les vapeurs d’absinthe, Dalì l’exubérant, l’anticonformiste, s’adapte parfaitement au swing des années folles. Il y rencontre son égérie, sa muse, sa compagne : la jeune russe Helena Diakonova, alias Gala. Gala qui deviendra son unique modèle féminin. Dès 1930, Dalì créé son modus operandis si particulier qui le rendra si connu : la méthode paranoïa critique.
« Une force organisatrice et productrice de hasard objectif. C'est l'organisation
systématique - interprétative du sensationnel matériel, expérimental,
surréaliste, épars et narcissique.»
Voilà le manifeste artistique de notre
fulgurant maître…Pendant la seconde guerre mondiale, il se réfugie loin des
batailles, aux Etats-Unis. Sa peinture offre alors une vision réaliste aux
idées subjectives (travaux de Freud, Physique quantique…) qui émergent de la
course à l’innovation lancée par la guerre froide. Elle émeut l’Amérique.
Dans les années 50 et 60, Salvador revisite la
Renaissance et délaisse le Surréalisme en proie au conformisme. Les techniques
utilisées dans l’art pictural au XVème siècle par Velasquez s’ouvre à Dalí. La
complexité et la précision de cet univers le fascine. Il se sent happé par la
philosophie humaniste des Lumières. La fission de l’atome, les expéditions
spatiales, la psychanalyse … Dalí pense revivre l’accélération de découvertes
de la Renaissance. Il tend à se comparer à De Vinci, Vermeer, Raphael… C’est
l’exagération qui fera de Salvador un personnage unique. Son comportement est
adapté à sa démarche artistique et créatrice. A cause de son arrogance et de
son mépris pour les autres peintres, il se fera même évincer du mouvement
surréaliste mené par la grande conscience du moment : André Breton. Sa
philosophie : l'Art ne se limite à l’exercice de l’Art, il doit envahir la vie
et se mêler de tout. C'est un art de vivre à proprement dit. Il va s’inspirer de
sa propre vie, de sa propre expérience. Le Surmoi (phobies collectives, règles
de la Cité) et le Ca (inconscient marqué par l’enfance, lié à la sexualité, aux
désirs) vont se rencontrer dans le Moi paranoïaque « dalinien » d’où va naître
de grands concepts qui vont directement nous toucher.
Les grands concepts « dalinien » illustrés Le Mou
et le Dur.
La Science et la psychanalyse
L’abstraction nécessaire pour toucher ces concepts novateurs intéresse
l’artiste : il souhaite offrir une représentation de ces idées obscures grâce à
la maîtrise chronique de ses délires. Par ailleurs, Salvador Dalí a trouvé un
refuge, un réconfort et surtout une explication à ses mutilations infantiles en
étudiant Freud. Ses œuvres font constamment référence à la psychée. Les peurs, les vices humains -
ancestraux et « daliniens ».De manière générale, les attributs des dieux grecs
correspondent aux phobies incrustées dans les tréfonds de nos pensées.
Les horloges molles, grandissime classique de Dalí, soulignent le caractère périssable du temps. En quelque sorte, l’idée du sablier, du temps perdu qui s’égraine. Ce même temps si précieux pour nous, mortels. La mythologie grecque, vénérée par Salvador, est symbolisée par des temples souvent portés par ses grands animaux. Rares sont les « totems » de bonheur chez Dalí. Excepté la Rose, qui peut cependant s’interprété de plusieurs façons… Vous l’aurez compris ce bonhomme est excessivement excessif et intéressant. Autre source d'inspiration, la religion constamment étudiée et réinterpretée par les symboliques paranoïaques définies.
L’influence d’une femme : Gala Cette russe née en 1894 rencontra et se lia en 1913 au poète français : Paul
Eluard. Elle s’immisce dans le milieu surréaliste parisien et est
introduite auprès de personnalités du moment comme André Breton ou encore Max
Ernst. Eté 1929, Portlligat, Helena coupe la route de Dalí. Ils ne se
séparèrent plus. Elle eut une importance capitale dans la vie de l’artiste.
Gala devient son modèle officiel. Elle le poussa à développer sa méthode
paranoïa critique dès 1930 et l’encouragea à produire « à la chaîne ». Son
culte de l’argent fait alors surface. Salvador Dalí, l’intrigue du XXème siècle, s’est offert. Son exubérance hors du commun, son dévouement pour l’Art ne peut que nous émouvoir. On reste subjugué par son talent. Toutes ses œuvres portent sa marque reconnaissable au premier coup d’œil. Il a réussi à représenter, par la maîtrise de son délire, les idées abstraites les plus pointues de notre ère. Son « réalisme onirique » reste gravé dans la mémoire.
...Il y a quand même des problèmes de formulation, des compléments à faire et l'orthographe à vérifier ![]() Tu te répètes un peu à certain endroit mais c'est pas gênant, sincèrement bel article! De belles intuitions. Sinon le latin, c'est très bien, mais quand on sait le décliner, c'est encore mieux : on dit modus operandi, sans "s" à operandi. Et bien ici, on décline le latin..Non, mais ce papier est à retoucher largement...pas mal de fautes de style et de fautes d'orthographe proches de l'impardonnable.. Commenter |
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