Des bourgeois pas gentilhommes |
Écrit par
Gabriel
le 28-02-2009
| Mise à jour le 01-03-2009
| Lu 825 fois | ||||
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Q u'est-ce que Daniel Thompson ? Beaucoup (2 millions d'entrée pour Fauteuils d'orchestre, c'est beaucoup).
Qu'a-t-elle été jusqu'à présent ? Trop (2 millions d'entrée pour Fauteuils d'orchestre, c'est trop).
Que devrait-elle être ? Rien. Le talent n'est pas héréditaire. En tous les cas, pas chez les Oury-Morgan-Thompson. Autant Gérard avait su offrir au cinéma ses plus grandes comédies et ses records au box-office-ce avant qu'un chti au jogging orange et au grand coeur ne l'en détrône, autant Michèle avait pu donner à Gabin sa plus fameuse réplique, autant Danièle Thompson semble, depuis La Bûche, se perdre dans les méandres de la comédie de moeurs et du film choral. Le code a changé est ainsi littéralement pris en otage par un casting très maladroitement utilisé (mais qu'allait faire le génial Patrick Chesnais dans cette galère ?), par une accumulation de clichés insipides, et par une flopée de bons sentiments, dont le cinéma grand public français ne parviendra, semble-t-il, jamais à se débarasser. Toujours est il que Danièle Thompson et son petit prodige Christopher, qui signent tout deux le scénario (ils ont été obligés de s'y mettre à deux), s'attaquent là à une entreprise qui les dépassent de beaucoup, celle de décrire et analyser au scalpel les travers humains. Mais n'est pas Molière qui veut, et la courageuse critique de l'hypocrisie des dîners bobos et des amitiés vides de sens se limite rapidement à une mise en scène plate des relations humaines, réduites à des pathétiques je t'aime moi non plus dignes d'un mauvais épisode des Feux de l'amour , et à des "j'suis mal dans ma peau j'vais tout plaquer" de bobos dépressifs psychanalysés.
Ajoutez à ça une Emanuelle Seigner plus plate que jamais, et dont on sent que le mari a du donner un petit coup de pouce pour la faire jouer et pour être cité au générique de fin, un Bruel plus cliché que ses chansons, et un Dany Boon aussi fin que sa gastronomie polonaise,vous obtiendrez un navet consensuel et sans relief. Comme l'a écrit Ferenczi dans Télérama, il est loin le temps de Bacri-Jaoui. Un conseil, relisez Molière, c'est le même sujet, en mieux écrit, et cent fois plus provocateur.
C'est beau, mais je ne suis pas fan de la chute xD Mention bien (Très bien?)Pas à moi de juger. Pour compléter ton opinion, http://ekult.fr/Cinema/Actualites/Chronique-d-une-famille-ordinaire.html Je ne t'ai pas attendu pour aller la voir.. J'ai bien aimé aussi. Critique au vitriol.. Commenter |
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