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La danse du centre

  Écrit par Véronique Blamont le 11-03-2008 | Mise à jour le 27-10-2008 | Lu 409 fois

C
entre de secours
titre Libération. On observe que cette balle au centre donne une drôle d’image de la politique. Le Modem en prônant la tactique de la godille, ce qui  de façon concrète, consiste à se tortiller un coup à droite, un coup à gauche, au nom d’un nouvel idéal, -faire bouger les lignes-, a du mal à se mettre en place. François Bayrou, fin lettré, connaît pourtant sûrement Charles Baudelaire par cœur. Et que disait le poète de façon fulgurante ? «  Je hais le mouvement qui déplace les lignes »… A pratiquer la politique du derviche tourneur, le Modem donne le tournis aux états-majors. Que voit-t-on sous nos yeux  effarés? Un spectacle de fric-frac lamentable. L’UMP qui fait tout pour faire perdre depuis des semaines François Bayrou à Pau, lui lance des appels vibrants avec des trémolos dans la voix, la main sur le cœur. Comique. Car pour l’instant, François Bayrou arrive en seconde position et il n’est pas sûr qu’il devienne maire d’ ici une semaine, ce qui entamera forcément son leadership. Au PS, deuxième scène de ménage publique entre François Hollande et Ségolène Royal. Elle dit oui au Béarnais qui l’avait pourtant éconduite au bas de chez lui entre les deux tours de la présidentielle. Le premier secrétaire du PS dit non à cet impudent qui avait osé débattre avec la candidate du PS pour la présidentielle, devant les caméras de la télévision. Et comme l’heure est au passionnel, Marielle de Sarnez, les joues rougissantes, déclare sa flamme à Bertrand Delanoe. Mais celui-ci l’ignore avec superbe, pour flirter avec ses vieux amis les Verts. Et que pense les Français de ce triste spectacle, magouille et compagnie ? Que le mouvement qui déplace les lignes, initiative intéressante qui avait été plébiscité par eux à la présidentielle, s’y prend mal. Animé de nobles intentions, le Modem, lors de ces municipales, sème une sacrée zizanie. Ce que ce nouveau parti pourfend- la politique spectacle si chère au cœur du président-, exécrée désormais par le peuple, il la pratique à la puissance mille. Au risque d’exploser en vol. Et de faire pschitt….
 
 

Véronique Blamont




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