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Interview exclusive du groupe Playground

  Écrit par enzo le 13-10-2009 | Mise à jour le 13-10-2009 | Lu 1591 fois

Interview de Firouz pour Sprint :

1. Tes inspirations?
Les psychés du 20éme  Huxley , Kerouac, Castaneda, Bukowski,  Dylan, Doors, Stones, Floyd...
 
2. Ton 2e album Nightology est produit par Eric Chédeville, qui a lui-même signé entre autre, Sébastien Tellier ou Daft Punk, est-ce une source d'appréhension ou tires-tu de ça une certaine fierté?
Jouer avec Eric sur Nightology avec lui a été un sacré coup de poker et une belle tranche de vie. Meme si on a passé 8 mois assez intenses a enregistrer cet album en reclusion en Bretagne (on lui doit d'avoir bossé en tout-analogique avec une bonne partie du matos des Dafts), on est pas  de la meme equipe dans le fond. Finalement c'est Paris et l'amour du bon et gros son qui nous a réuni.  Playground est un groupe de charactére avec  un premier album definitivement indé-rock  qui a pas eu peur d'avancer dans un environnement qui a pas toujours aidé a son épanouissement suite a la sortie de " What's Your Game".  Ce nouvel album met un terme a ca. La dimension dancefloor a toujours été présente chez nous . Nightology , malgré nos influences tres solidement enracinées dans les sixties-seventies , confirme cette tendance.  Meme si Eric maitrise le son rock,  il represente la french touch, les virées de fou a Miami, l'éclosion du Rex Club et  la democratisation de cette techno des nineties qui s'est muée en House et dernierement en pop internationale. Donc pour répondre a ta question, toute sortie est toujours source d'appréhension, oui , mais  quoiqu'il arrive je suis bien sur fier de cette collaboration avec Eric  Chédeville sur  " Playground Nightology".



 

3. Comment est venu ce passage d'un son plutôt indé-rock avec What's your game à qqch à beaucoup plus pop electro?
Nightology est un vieux reve devenu réalité, un trip sur le futurisme glamour des années 80 : la B.O de " Blade Runner " par Vangelis ou L'album pré-electrorock "Trans" de Neil Young produit par Devo. Mixer nos influences classic rock a cette base plus synthétique nous a rapproché d'INXS ou de Soft Cell au final, et  c'etait un pari difficile au départ. J'ai d'abord fait appel a Zdar qui sortait de la prod de Chroméo  mais il rentrait  sur le Phoenix. Je me suis ensuite tourné vers Romain Tranchart des Modjo qui m'a conseillé Eric Chédeville encore chaud de son travail avec Guyman des Dafts sur le Tellier. Eric a tout de suite vu ou on voulait en venir. On a fait un titre histoire de tater le terrain, Psykicks, et ca c'est super bien passé.  On a signé sur  Zadig & Voltaire Music peu aprés. Il fallait qu'on fasse l'album. On etait aussi d'accord sur le fait que Sebastien Tellier " Sexuality"  aurait du etre un gros tube national, type Daho ( Ca donne a réfléchir sur l'état du public francais!).  Conclusion, c'est un etat de  crise qu'on a  traité ensemble. Le link  entre indie-rock et mainstream house devait se tenter pour faire avancer les choses. Par exemple, des projets tels que celui de Data sont a mon gout bien trop tournés sur le passé, ce qu'il faut, c'est une zone de risque assumée a 100 %.


4. Comment qualifierais-tu le single Maravillosa, ainsi que l'album? Pourquoi ce titre? Et surtout, pourquoi signé chez Z&V?
Bon nombre de majors se sont  artistiquement disqualifiés suite a leur alliance avec la télé-réalité , et leurs stratégies anti-piratage leur a fait perdre non seulement la confiance des ados mais aussi beaucoup de temps. En  conséquence, beaucoup de bons labels indés ont directement souffert de ces erreurs. Thierry Gillier,  Eric Massaroni et Thomas Pieds de Zadig et Voltaire Music ont suivi mon histoire et j'ai suivi la leur.  Maravillosa  appart etre un titre trés positif, est l'histoire d'une nana que j'ai jamais eu le droit de toucher, et cet album est le fantasme d'une nuit absolument reussie. 

 

5. Souhaites-tu représenter plus ou moins la marque ou est-ce un coup de pub que de signer dans un label d'une marque de vêtements?
Encore une fois on se trompe tous sur le sens profond d'une vraie association. Zadig et Voltaire Music est un vrai label, et  je comprends la confusion générale qui s'ensuit. Bien sur que ce coup de pub est profitable, mais que dire du developpement ? De la musique ? Le public tranchera.


6. Quel lien entretiens-tu avec le monde de la mode?
D'abord on s'entend sur le processus créatif. La mode est l'adéquation de la muse et de l'instant, tout comme pour la musique.  J'ai toujours été proche de la mode sans pour autant etre dans la fashion comme certains groupes tels que les Kills. Mais la réalité , c'est que le lien a toujours été étroit de toute maniéres , que ce soit par le biais de sponsorings , de marques de potes ,  de concerts liés a des evenements mode ou encore dans des parutions et shootings presse.  Puis il ya aussi une dimension créative liée a mes origines persanes, a mes experiences , a mes voyages et mes coups de foudres.  J'aime aussi pouvoir m'exprimer via la facon de m'habiller, raconter une histoire. J'ai pu  depuis l'époque du premier album  créer un relation priviliegiée avec un créateur, qui est de plus une amie,  Lauren Massoulier.  On a un rapport trés laché sur les idées et les inspirations.  On a cet été fait fabriquer  une collection tres sixties a New Delhi inspirée des tenues de mariage des femmes indiennes adapté a un look pour homme. J'adore !   Je conseille  sa ligne de sacs  et accessoires " Bollywood Bazar" pour nanas.Pour les mecs, un shop éphémère "Nevermind Paris" a Étienne Marcel, où David Feder présente ses nouveaux blousons en cuir.  Super fan de son Teddy version Glam-Rock, à suivre...


7. Même si ça n'est peut-être pas dans tes intentions (cf question 5), on va quand même associer ta musique à la marque. Qu'est ce que ça te fait?

Je  n'ai pas choisi de travailler avec Zadig & Voltaire Music, on s'est entendus et ca s'est fait.  Je dois a  Thomas Pieds d'avoir suivi de prés l'évolution du groupe , des premieres démos aux enregistrements definitifs  et a Eric Massaroni d'avoir soutenu les budgets jusqu'au bout envers et contre tout . Une belle amitié nous lie et une veritable compréhension du projet nous soude. On trouve tous passionante l'idée de s'éloigner des stéréotypes et de s'engager dans du nouveau. Contrairement a l'idée reçue, il ya ici un enorme travail sur le suivi artistique et on est loin des compilations que certains concurrents font passer pour des signatures artiste.

8. Quels sont tes créateurs ou créatrices préféré(e)s et pourquoi?
Yves Saint Laurent forever, pour le sens du du look classique eternellement ré-inventé. Suis un fan de Marc Jacobs depuis toujours , super admiratif de son aventure personelle et de sa créativité boulimique meme si je ne pense pas avoir une de ses fringues chez moi !


9. Ton accessoire fétiche?
Le briquet car je le perds toujours et encore.

10. Aimerais-tu un jour qu'on t'assimile à Michel Gaubert? 
Michel Gaubert est une encyclopédie musicale vivante, et ca , ca force le respect.  Meme si j'adore mixer des sets ecclectiques, et je l'ai beaucoup fait pour le plaisir entre les deux albums,  je ne pense pas etre un vrai DJ, mais un musicien. J'ai la scéne dans le sang.  D'ailleurs la tournée Playground 2010 se discute en ce moment.





Commentaires (1)
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Avatar de Christopher1. Ecrit par Christopher le 13-10-2009 15:02
Le sound design de l’album de Playground Nightology (intro) vaut le détour!

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