Kaiser Chiefs |
Écrit par
eKult
le 04-03-2008
| Mise à jour le 26-09-2008
| Lu 1331 fois | ||||
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L a relève BritRock est assurée. Plus qu’un simple groupe de rock, Kaiser Chiefs fait l’effet d’un ouragan dévastateur. Avant d’avoir vu les Kaiser Chiefs en concert, je ne connaissais vaguement d’eux que leur album « Employement » que la critique et le public anglais acclamaient comme un chef d’œuvre, un album que j’avais écouté mais qui ne m’avait pas paru transcendant. Certains fans de britrock criaient à l’arnaque, au matraquage médiatique autour d’un groupe qui ne valait pas une cacahuète. Kaiser Chiefs, un groupe teigneux, crâneur et désagréable, à la musique galvaudée, montée par les majors pour vendre un maximum de disque en surfant sur la vague new rock anglaise énervée ? Difficile à croire, tant la Cigale était rempli de fans du groupe, venus exclusivement pour Kaiser Chiefs, et dont les prestations de The Subways, The Futureheads et Maximo Park semblaient n’être qu’un avant goût de l’ouragan de Leeds. Les détracteurs et les fans se mettent de toute façon d’accord sur un point: Kaiser Chiefs est un groupe exceptionnel en live.
J’étais donc là pour les voir, et après les prestations excellentes des 4 autres groupes, je n’attendais finalement plus rien d’eux. Mais la surprise fut de taille. Le chanteur, Ricky Wilson, est le premier à apparaître. La salle le regarde, il avance tranquillement jusqu’au centre de la scène, puis il s’arrête. Immobile, il scrute la salle d’un air détaché, il paraît complètement perdu. Des spectateurs commencent à se marrer, l’atmosphère se détend. Puis il recule doucement, et le public retient son souffle. Et sans crier gare, alors que le son démarre, il prend son élan et se jette dans la foule d’un saut de l’ange. Pris au dépourvu, le public essaie tant bien que mal de le rattraper, et le voilà en l’air, slammant parmi une foule qui commence à se déchaîner. De retour sur scène, son micro orange favori à la main, c’est parti pour trois quarts d’heure de show hallucinant. Les fans montent sur scène, chantent avec le groupe et se jettent dans la foule. Toute la salle est en extase. « Everyday I love you less and less », « Modern way », « Na Na Na Na Naa », autant de morceaux accrocheurs et sur vitaminés qui paraissent avoir été écrits une bière à la main, des refrains que l’on imagine braillés haut et fort dans des bars bondés de monde qui crie à tue tête des hymnes portés par la sueur et l’alcool.
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